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Salon du dessin · 2027

Foire internationale du dessin de collection au Palais Brongniart : une quarantaine de galeries de marchands y exposent dessins anciens, modernes et contemporains.

7 - 12 avril 2027

39

Exposants

14 000

Visiteurs

L'essentiel

Foire internationale du dessin de collection au Palais Brongniart : une quarantaine de galeries de marchands y exposent dessins anciens, modernes et contemporains.

Fréquence
Annuel
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Analyse Agoris · mise à jour octobre 2026

À retenir

  • Le Salon du dessin est la foire internationale du dessin de collection : une quarantaine de galeries de marchands d'art, françaises et étrangères, y présentent des feuilles anciennes, modernes et contemporaines au Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris.
  • Prochaine édition : la 35e, du mercredi 7 au lundi 12 avril 2027.
  • Organisateur : L'Agence d'Evénements Culturels, société parisienne anciennement dénommée Société du salon du dessin, qui organise aussi Fine Arts Paris. Le salon est co-présidé par Florence Chibret-Plaussu et Hervé Aaron, Hélène Mouradian en est la directrice.
  • Fréquence annuelle depuis 1991, avec un an d'interruption avant la relance de 1995, une édition 2020 annulée dix jours avant l'ouverture et une édition 2021 déplacée du 1er au 4 juillet.
  • Bilan de la 34e édition, du 25 au 30 mars 2026 : plus de 14 000 visiteurs, dont 2 300 au vernissage, près de 500 conservateurs de musées du monde entier et des centaines de dessins vendus. L'organisateur avait annoncé 39 exposants.
  • Pour un exposant, c'est un salon fermé : la participation est réservée aux galeries de marchands d'art, sur candidature, et chaque œuvre passe devant un comité d'admission avant le vernissage.

Qui expose

Profil type

Le formulaire de candidature est explicite : le Salon du dessin est réservé aux galeries de marchands d'art. Le salon est né en 1991 de marchands de dessins parisiens, et il reste piloté par la profession : l'Agence d'Evénements Culturels est dirigée par un consortium de neuf marchands associés au groupe Les Echos, et le comité de programmation réunit des galeristes exposants aux côtés de Guy Boyer, rédacteur en chef de Connaissance des Arts.

L'offre couvre trois périodes. Le dessin ancien en constitue le socle historique, le dessin moderne s'y est ajouté, puis le contemporain : en 2009, le salon accueillait trois galeries d'art contemporain parmi ses 36 stands. L'équilibre entre les époques est un choix éditorial assumé : dans le dossier de presse 2026, Hervé Aaron dit vouloir intégrer à l'avenir d'importantes galeries de dessin contemporain pour le préserver.

Le format est resserré, « intimiste » selon Florence Chibret-Plaussu dans le dossier de presse 2026. Les effectifs publiés vont de 36 exposants en 2008 à 39 en 2012 et en 2026, sur des stands numérotés de 1 à 39 lors de la dernière édition. Plusieurs enseignes y partagent un stand : Bottegantica et Aleandri Arte Moderna, Härb Nuti London et W. M. Brady & Co., Benjamin Peronnet et Ambroise Duchemin.

Exposants notables

La liste des exposants 2026 est en ligne ; celle de 2027 n'est pas encore publiée. L'édition 2026 réunissait notamment, côté Paris, Didier Aaron & Cie, la Galerie de Bayser, la Galerie Berès, la Galerie Éric Coatalem, la Galerie Michel Descours, la Galerie de la Présidence, Paul Prouté, la Galerie Terrades et la Galerie Dina Vierny ; côté international, Stephen Ongpin Fine Art et Stern Pissarro Gallery à Londres, Enrico Frascione à Florence, Paolo Antonacci à Rome, Martin Moeller & Cie à Hambourg, Galerie Florian Sundheimer à Munich, DELAMANO Old Masters à Madrid, Pandora Old Masters et Demisch Danant à New York.

Quatre galeries exposaient pour la première fois : Demisch Danant, la galerie anversoise Lowet de Wotrenge, La Forest Divonne et la Galerie Jean-François Cazeau. Le dossier de presse annonçait en outre le retour de six galeries après une ou plusieurs années d'absence, dont W. M. Brady & Co. et Stephen Ongpin Fine Art. Le bilan publié par l'organisateur dénombre 17 galeries internationales, dont 5 italiennes.

Qualité du visitorat

Le trait distinctif du salon est la densité institutionnelle. Le bilan 2026 fait état de près de 500 conservateurs de musées, parmi lesquels ceux du Metropolitan Museum of Art, du Getty Museum, du Rijksmuseum, du British Museum ou du National Museum de Stockholm, et de la plupart des musées français, du Louvre au Musée d'Orsay en passant par le Centre Pompidou, Chantilly, Fontainebleau et Versailles, ainsi que de musées en région.

Ces institutions viennent pour acheter. Le même bilan cite des acquisitions dès le vernissage : deux allégories de Grégoire Huret cédées 100 000 euros par la Galerie de Bayser à un collectionneur américain pour un musée, des feuilles réservées chez Paul Prouté par le Petit Palais et le musée de Fontainebleau, un solo show Eugène Isabey chez Demisch Danant remarqué par le Met et le Getty dès l'ouverture.

L'éventail de prix est large. Les ventes citées vont de 1 000 à 4 000 euros pièce pour une trentaine de dessins de Pierre Bonnard chez Alexis Pentcheff jusqu'à des feuilles affichées autour de 100 000 euros, comme un Guerchin chez Stephen Ongpin ou un Picasso de 1920 chez Dina Vierny. Le salon travaille aussi un public plus large : collectionneurs, experts, chercheurs et amateurs, que l'organisateur cherche à élargir avec un parcours dédié aux nouveaux collectionneurs.

Animations & communauté

Programme culturel

Ces dernières années, chaque édition a accueilli un invité d'honneur, musée ou fondation, qui expose une sélection de sa collection de dessins sur le salon. En 2026, le musée d'art moderne André Malraux du Havre (MuMa) a présenté trente-six feuilles ; en 2025, c'était le musée des Beaux-Arts de Reims. L'invité de 2027 n'était pas annoncé au moment de la rédaction.

Les Rencontres internationales du Salon du dessin, colloque scientifique organisé depuis 2006 et dont les actes sont publiés, se tiennent dans le petit auditorium du Palais Brongniart, en accès libre pour les détenteurs d'un billet du salon. Leur thème couvre 2026 et 2027 : « La matière du dessin. Supports, matières, outils, usages et conservation du dessin ». Après deux sessions consacrées aux supports et aux matériaux en 2026, l'édition 2027 doit porter sur les gestes des artistes et sur les gestes posthumes, ceux des acteurs du marché et de la restauration.

Hors les murs, la Semaine du dessin, créée en 1999 par le salon, ouvre les cabinets d'arts graphiques et les expositions de plus de quinze musées et institutions de Paris et d'Île-de-France. Sa 26e édition, en 2026, associait notamment la BnF, le Musée d'Orsay, le Petit Palais, l'INHA, les Beaux-Arts de Paris et le Musée Condé à Chantilly.

Nouveautés 2026

Deux dispositifs ont été introduits ou réintroduits en 2026. Le parcours « Nouveaux Collectionneurs » signale sur les stands participants des dessins à prix abordables, entre 2 000 et 8 000 euros. Le stand des Dessins Anonymes, une tradition que le salon a reprise, réunit des feuilles que l'exposant n'a pas pu attribuer : elles sont proposées à la vente et les visiteurs peuvent consigner leurs idées d'attribution dans un cahier.

Prix et concours

Le Prix de dessin contemporain de la Fondation d'art contemporain Daniel et Florence Guerlain était remis au salon depuis 2010. Sa 19e édition, décernée en 2026 à Renie Spoelstra, est la dernière : Florence et Daniel Guerlain ont annoncé la dissolution de leur fondation, dont le patrimoine est transmis au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, ce que le salon a relayé le 30 juin 2026. Le salon perd ainsi l'un de ses temps forts dédiés au contemporain.

Le concours de dessins d'enfants organisé avec le magazine Le Petit Léonard expose chaque année les lauréats sur le salon. Depuis 2024, l'association NOC ! (Nous On Crée !) y fait participer des enfants hospitalisés à l'Institut Curie.

Communauté & réseaux

Le salon s'inscrit dans un calendrier parisien du papier au printemps. Le dossier de presse 2026 annonçait un partenariat avec la foire Drawing Now (25 euros pour visiter les deux salons au lieu de 32 euros) et des échanges de visibilité avec la Paris Print Fair, installée aux mêmes dates. Ces dispositifs restent à confirmer pour 2027.

Sur Agoris, les autres foires d'art parisiennes référencées sont Art Paris, Art Basel Paris et Paris Photo. Le Salon du dessin s'en distingue en se consacrant à un seul médium, et par le poids des conservateurs de musées dans son visitorat.

Sur place : ce qu'il faut savoir

Le salon se tient au Palais Brongniart, place de la Bourse, 75002 Paris. Accès en métro par la ligne 3, station Bourse, ou par les lignes 8 et 9, station Grands Boulevards. Bus 20 et 32 à l'arrêt Choiseul, 39, 74 et 85 à l'arrêt Richelieu-4 septembre. Le parking Bourse compte 600 places.

Pour des raisons de sûreté, valises, sacs à dos, sacs de plus de 40 x 45 cm et objets encombrants doivent être laissés au vestiaire. Le salon est accessible aux personnes à mobilité réduite : accès au rez-de-chaussée depuis la rue du 4 Septembre par un élévateur de personnes, ascenseurs vers les différents niveaux, fauteuil roulant disponible sur demande et accès prioritaire aux files en se signalant au personnel de sécurité.

Les horaires et les tarifs de l'édition 2027 ne sont pas encore publiés. À titre de repère, l'édition 2026 s'ouvrait par une visite presse et un vernissage la veille de l'ouverture au public, et comportait une nocturne le jeudi.

Combien ça coûte d'exposer

L'Agence d'Evénements Culturels ne publie aucune grille tarifaire. La participation passe par une candidature en ligne qui demande une présentation de la galerie, la liste de ses expositions et de ses publications récentes, ainsi que des œuvres susceptibles d'être exposées. Les conditions financières ne sont pas publiées. Le coût réel d'une présence se compose généralement de l'emplacement, du transport et de l'assurance des œuvres et du personnel mobilisé sur six jours.

Préparer sa venue

Pour l'exposant

  • Candidater auprès de l'organisateur avec un dossier soigné : la sélection se fait sur la présentation de la galerie, son historique d'expositions et de publications et les œuvres proposées.
  • Anticiper le contrôle des œuvres : toutes sont examinées physiquement par le comité d'admission juste avant le vernissage. Ce comité, organisé par spécialités, ne rend qu'un avis consultatif, et les œuvres restent présentées sous la seule responsabilité de la galerie.
  • Préparer le vernissage comme le temps fort commercial : en 2026, de nombreuses ventes, y compris à des musées, ont été conclues dès ce soir-là.
  • Penser l'accrochage comme un argument : les exposants ont été plus nombreux que d'habitude à proposer des expositions monographiques en 2026, et le bilan de l'organisateur les met largement en avant.
  • Envisager le parcours Nouveaux Collectionneurs pour une partie du stock, avec des feuilles entre 2 000 et 8 000 euros, et le stand des Dessins Anonymes pour une feuille à attribuer.

Pour le visiteur décideur

  • Venir au vernissage si vous avez une invitation : c'est le moment où les institutions et les grands collectionneurs achètent.
  • Croiser la visite avec la Semaine du dessin, dont les visites de cabinets d'arts graphiques sont sur réservation, et avec les Rencontres internationales, accessibles avec le billet du salon.
  • Consulter le catalogue de l'édition, qui réunit l'ensemble des exposants et leurs œuvres phares : celui de 2026 est en ligne sur le site officiel.
  • Prévoir de laisser les bagages au vestiaire : des règles de sûreté s'appliquent à l'entrée.

Politique & initiatives RSE

Ni le site du salon ni celui de l'Agence d'Evénements Culturels ne publient de politique RSE, de bilan carbone ou de certification ISO 20121. Aucune rubrique Engagements ou Développement durable ne figure dans leurs menus.

L'engagement social le plus documenté est l'ancrage auprès de l'Institut Curie : dîners caritatifs organisés au salon en 2023 et 2024, au profit de l'institut, et participation d'enfants hospitalisés au concours de dessins via l'association NOC ! (Nous On Crée !), qui expose leurs œuvres au salon.

Le lieu apporte un cadre documenté. Le site du Palais Brongniart, exploité par une société du pôle GL events Venues, présente comme sa politique environnementale la démarche de développement durable du groupe GL events, adossée au programme « Think Green ». Ses enjeux affichés sont la gestion des déchets des événements, la maîtrise énergétique des bâtiments, l'optimisation des consommations d'eau et les émissions de CO2 liées à ses activités. Aucun objectif chiffré propre au site n'est publié.

L'évolution du salon

ÉditionDatesLieuVisiteursExposants
35e (2027, à venir)7-12 avr. 2027Palais Brongniart, Parisà venirà venir
34e (2026)25-30 mars 2026Palais Brongniart, Parisplus de 14 00039 (annoncé)
2012non publiénon précisénon publié39
2008non publiénon précisénon publié36
15e (2006)non publiéPalais de la Bourse, Parisnon publié30
2004non publiéPalais de la Bourse, Parisnon publié29
1995non publiéHôtel George V, Parisnon publié17
3e (1993)non publiéGrand Palais, Parisnon publié25
1re (1991)non publiéHôtel George V, Parisnon publié17

Sources : Salon du dessin (historique du salon, dossier de presse et communiqué bilan 2026)

Analyse de trajectoire

Le Salon du dessin a trouvé sa forme tôt et l'a peu modifiée. Né à l'Hôtel George V avec dix-sept exposants parisiens, relancé en 1995 par neuf marchands après un an d'interruption, il s'est internationalisé dès 1996 avec des galeries allemandes et suisses, puis s'est installé en 2004 au Palais de la Bourse, autre nom du Palais Brongniart. Les effectifs publiés depuis 2008 restent compris entre 36 et 39 exposants : la croissance ne passe plus par le volume mais par l'écosystème construit autour, Semaine du dessin, Rencontres internationales, invités d'honneur et publications.

Ce modèle tient sur un actif rare, la relation avec les musées. Le bilan 2026, avec près de 500 conservateurs et des acquisitions institutionnelles dès le vernissage, montre que c'est là que se joue la valeur d'un stand, davantage que dans le chiffre de fréquentation.

L'édition 2027 se présente avec trois inflexions. La gouvernance a changé : Florence Chibret-Plaussu et Hervé Aaron ont succédé à Louis de Bayser, président pendant onze ans. Le salon cherche à élargir sa base d'acheteurs avec le parcours Nouveaux Collectionneurs, et à renforcer le contemporain alors même que disparaît le Prix Guerlain, l'un des temps forts du salon consacrés au dessin contemporain. Enfin, les dates glissent du créneau historique de la fin mars, retrouvé en 2023, vers le début avril.

Toutes les données qui ne mentionnent pas la source proviennent du site de l'organisateur.

Sauf mention explicite, toutes les données factuelles de cette fiche proviennent du site officiel de l'organisateur (salondudessin.com).

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